vendredi 14 décembre 2018

RHEA dénonce les mesures dérisoires de Macron en direction des Gilets Jaunes, appelle à la manifestation le samedi 15 décembre et rappelle ses propositions pour lutter efficacement contre le terrorisme





Communiqué



RHEA dénonce les mesures dérisoires de Macron en direction des Gilets Jaunes, appelle à la manifestation le samedi 15 décembre et rappelle ses propositions pour lutter efficacement contre le terrorisme


RHEA prend acte de la décision prise par Emmanuel Macron et son gouvernement de choisir la stratégie de l’enlisement. Ce ne sont pas les quelques mesures annoncées lundi 10 décembre qui permettront une résolution durable et profonde de la crise qui touche le pays.

Ces annonces, sous couvert de concessions, s'inscrivent dans le sillage de l’arrogance et de l'aveuglement qui caractérise l'attitude présidentielle depuis plus de trois semaines. Elles ne changent strictement rien sur le fond, et reviennent à dire qu’il faut laisser l’ultralibéralisme triompher, l'Etat se bornant à lâcher des miettes pour faire rentrer dans le rang le peuple en souffrance lorsque celui-ci n'en peut plus et se révolte.

RHEA estime, à l'instar des Gilets Jaunes, que toute naïveté doit être bannie face aux subterfuges du Système qu'incarne Macron, et qu’il est plus que temps de se rendre à l’évidence : le modèle imposé à la France, à l'Europe et au monde ne sera jamais à même de satisfaire l’intérêt général.

Pour en revenir aux manifestations du samedi 8 décembre, RHEA rappelle que le candidat Macron nous avait promis, pendant sa campagne présidentielle, un quinquennat qui changerait les choses et marquerait le pays. C’est désormais choses faite avec cet Acte 4 des Gilets Jaunes : la France n’avait pas vu de véhicules blindés dans les rues parisiennes depuis la Libération de Paris à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

RHEA constate que malgré un doublement des effectifs et un déploiement matériel inédit, le ministre de l’Intérieur a été incapable d’éviter les dégâts innombrables causés par les casseurs dans plusieurs quartiers de la capitale. Cette impuissance montre bien l’état catastrophique dans lequel se trouve l’État.

RHEA se félicite de voir qu’un mouvement citoyen ait pu parvenir à faire vaciller un gouvernement qui trahit les intérêts supérieurs du peuple et du pays, tout en mettant hors-jeu tous les partis et organisations syndicales.

RHEA appelle une nouvelle fois à manifester à Paris et dans toute la France le samedi 15 décembre.

Concernant le nouvel attentat terroriste qui a frappé cette fois à Strasbourg, RHEA déplore que les mêmes causes produisent les mêmes effets.

RHEA rappelle ses propositions : 

- Nécessité d'un aggiornamento historiographique pour faire toute la lumière sur la colonisation et décolonisation, notamment en rappelant les pages trop oubliées de fraternité et d'amour franco-africains, fraternité et amour qui ont été finalement trahis et brisés par Charles De Gaulle entre 1958 et 1962. Mais aussi dénoncer et désamorcer l'histoire de haine inventée par la suite pour masquer la trahison gaullienne, histoire de haine qui dresse une grande partie de la jeunesse, en particulier celle issue de l'ancien Outre-Mer africain, contre la France perçue car présentée comme l'ennemie.

- Nécessité d'une modification en profondeur de la loi sur la laïcité de 1905, en application du principe selon lequel l'indépendance de l'Etat vis-à-vis des religions n'implique nullement l'indépendance des religions vis-à-vis de l'Etat.

- Application stricte du code pénal, dont la non-application conduit à une explosion de la délinquance, tremplin vers le terrorisme.

- Mise en place les moyens permettant des conditions de détention à la fois drastiques et strictement respectueuses de la dignité humaine.

- Plus spécifiquement concernant le terrorisme : prison à perpétuité réelle pour tout individu convaincu d'une implication consciente, à quelque degré que ce soit, dans une entreprise terroriste projetée ou accomplie.

(Voir ici le Programme de RHEA, et le chapitre 8 traitant de la Justice)


RHEA adresse ses condoléances et ses meilleures pensées aux familles des victimes.


vendredi 7 décembre 2018

RHEA appelle à manifester le samedi 8 décembre à Paris et en province, et tiendra Emmanuel Macron pour responsable de l'éventuel désastre à venir.



Communiqué 

RHEA appelle à manifester le samedi 8 décembre à Paris et en province, et tiendra Emmanuel Macron pour responsable de l'éventuel désastre à venir.


RHEA appelle à manifester à Paris et en province le 8 décembre, chacun selon ses possibilités, pour contrer Macron, sa politique insensée et antisociale, ainsi que ses manipulations grossières visant depuis trois semaines à discréditer le mouvement des Gilets Jaunes.

Si l'Acte 4 du mouvement des Gilets Jaunes tourne à la catastrophe, RHEA en tiendra pour responsable Emmanuel Macron.

Il aurait été très simple d'éviter ce samedi à haut risque, en prenant une série de mesure sérieuses et immédiates. Au lieu de cela, le gouvernement, au fil d'une semaine de Gribouille, n'a accumulé que des mesurettes comme autant de nouvelles provocations contre le peuple. Parallèlement, ses chiens de garde médiatiques ont continué d'insulter le mouvement et de jouer la carte du mensonge, en imputant aux Gilets Jaunes la responsabilité des scandaleuses déprédations du 1er décembre à Paris, notamment la profanation de l'Arc de Triomphe. Alors que le responsable en est, de toute évidence, Emmanuel Macron, qui par son attitude méprisante et sa politique de spoliation accule le peuple à la misère et par conséquent à la révolte, avec les inévitables débordements qui en résultent.

RHEA estime que les mesures suivantes auraient dû être prise dès le lundi 3 décembre et annoncées solennellement par le gouvernement. 

1/ Annulation de la taxe gazole de janvier mais aussi de la précédente.
2/ Division par deux la TIPP sur tous les carburants.
3/ Division par deux la TVA sur l'électricité et le gaz.
4/ Augmentation du SMIC de 20%.
5/ Compensation de cette dernière mesure par une baisse à proportion des cotisations des petites et moyennes entreprises.
6/ Revalorisation des pensions retraites de 20%.
7/ Revalorisation du minimum vieillesse de 40%.
8/ Rétablissement des APL.
9/ Rétablissement de la Sécurité sociale et des allocations chômages aux conditions et niveaux de l'an 2000.
10/ Abaissement des taxes sur la bière et les sodas à leurs niveaux de l'an 2000.
11/ Envoi de Jérôme Cahuzac en prison pour l'exemple.
12/ Limite de vitesse ramenée de 80 à 90 km/h.
13/ Suppression des radars fixes.
14/ Instauration d'une tolérance, d'une marge d'erreur de 15% sur les excès de vitesse en faveur des automobilistes.
15/ Division par deux du montant des amendes routières.
16/ Réquisition puis renationalisation des autoroutes.
17/ Instauration de la gratuité des autoroutes.

Cette liste n'est pas limitative, toute autre mesure étant bonne qui est de nature à rompre avec la logique de l'infantilisation du citoyen et de son matraquage fiscal.

A l'évidence, cette série de mesures à effet immédiat aurait permis au gouvernement de retrouver un minimum de crédibilité, en démontrant qu'il était décidé à changer de cap et à rompre avec des décennies de dérive antidémocratique, antirépublicaine et antisociale. 
Cela n'est pas venu. Le mouvement des Gilets Jaunes n'a donc aucune raison d'accorder un quelconque crédit aux belles paroles du gouvernement et se trouve donc contraint de poursuivre, à juste titre, le mouvement. 

Répétons-le, RHEA tiendra Emmanuel Macron pour responsable des déprédations et autres tragédies éventuellement survenues dans le cadre de l'Acte 4 de ce qui s'affirme, de plus en plus, comme une Révolution.


vendredi 23 novembre 2018

RHEA approuve chaleureusement, salue et soutient les Gilets Jaunes, condamne l'arrogance et le cynisme méprisant de Macron, et appelle à manifester à Paris et en province le 24 novembre.


Communiqué


RHEA approuve chaleureusement, salue et soutient les Gilets Jaunes, condamne l'arrogance et le cynisme méprisant de Macron, et appelle à manifester à Paris le 24 novembre.

RHEA a déploré l'élection d'Emmanuel Macron, qu'elle considérait comme le pire de tous les candidats de la présidentielle 2017. Cohérente et défiant la bienpensance, RHEA a appelé à lui faire barrage au premier comme au deuxième tour de l'élection. En vain.

RHEA s'est toutefois refusée, Macron étant élu, à adopter une attitude d'opposition systématique, préférant laisser au nouveau président, bien que les conditions de son élections furent des plus discutables, le temps d'agir afin de le juger objectivement sur ses actes.

Un an et demi plus tard, le bilan ne fait aucun doute : Macron est un président calamiteux, tel que RHEA l'avait annoncé. Hausse de la fiscalité, du chômage, de la dette, chute du pouvoir d'achat, de la protection sociale, de l'économie, précarisation voire paupérisation dramatique d'une partie importante et toujours croissante de la population. Cette liste n'est malheureusement pas exhaustive.

Répétons-le : tout ceci n'est une surprise que pour les naïfs et les hypocrites, puisque le désastre macronien ne constitue que la chronique d'une trahison annoncée, inscrite dans le droit fil des trahisons précédentes, sous les règnes de Chirac, Sarkozy et Hollande, sans remonter plus loin dans le temps, en particulier à De Gaulle.

Au fond, Macron ne diffère de ses prédécesseurs que par sa singulière brutalité et son insigne arrogance. Deux caractéristiques guère étonnantes de la part d'un individu qui est, plus encore que les trois précédents présidents de la République, un homme de paille du Système, rapidement fabriqué par lui à grands coups d'artifices médiatiques et de manipulations politico-judiciaires.

Depuis de nombreuses années dans notre pays, la démocratie est en grande partie vidée de sa substance. Il s'ensuit une politique qui trahit les intérêts supérieurs de la France et des Français. Depuis bien des années, le peuple aurait été fondé à se soulever pour s'opposer à un pouvoir félon. C'est enfin ce qui semble se produire avec le phénomène des Gilets Jaunes, phénomène spontané et populaire, déclenché malgré l'hostilité de la presse et des syndicats aux ordres, et en dépit des manipulations et des mensonges gouvernementaux relayés par les précédents. 

RHEA applaudit le courage et la détermination des manifestants Gilets Jaunes, qui luttent sans relâche depuis déjà une semaine pour défendre la République et la démocratie.

Bien entendu, RHEA appelle tous ses sympathisants et tous les Français à se joindre à la grande manifestation du samedi 24 novembre à Paris.

RHEA appelle également tous ceux qui n'auraient pas la possibilité de se rendre à Paris, de manifester dans leur région.

Pour que cesse enfin la trahison d'Etat.


samedi 24 février 2018

RHEA se moque de ceux qui s'étonnent des méfaits de Macron et revient sur le discours de Ouagadougou et de Saint-Louis du Sénégal


Communiqué


RHEA se moque de ceux qui s'étonnent des méfaits de Macron et revient sur le discours de Ouagadougou et de Saint-Louis du Sénégal



Il est particulièrement comique de voir les uns et les autres s'étonner que l'eau ça mouille, ou si l'on préfère, que Macron continue de faire ce que ses prédécesseurs faisaient.

Ainsi l'hebdomadaire Marianne tombe de l'armoire : "Le premier budget de Macron profitera surtout... aux riches !" et Alain Finkielkraut de se désespérer que nulle prise de conscience sérieuse ne s'esquisse quant à l'insécurité galopante dont sont victimes tous les représentants de la République, depuis les enseignants jusqu'aux pompiers en passant par les policiers, les postiers ou les gardiens de prison (en grève en ces derniers temps).

C'est précisément parce que Macron était le candidat du Système, soutenu à ce titre par la quasi totalité des médias et des grosses légumes caricaturales qui donnent la leçon à la Terre entière alors qu'ils se trompent lourdement et contribuent au désastre depuis des décennies.

Dans le bilan catastrophique de Macron après six mois de pouvoir, RHEA a néanmoins relevé une exception : les discours de Ouagadougou et de Saint-Louis du Sénégal. 

Certains ont reproché à Macron la familiarité dont il a fait preuve à l'égard de son homologue burkinabé. Ces belles âmes estiment que le chef de l'Etat français aurait dû s'adresser au chef de l'Etat burkinabé comme il l'aurait fait avec un Thaïlandais, un Autralien ou un Indien. C'est méconnaître, ou mieux encore nier, la nature éminemment particulière des liens qui unissent la France à l'Afrique francophone, et réciproquement. Et nous ne parlons pas ici de néocolonialisme. Nous pensons aux liens étroits, intimes forgés par l'Histoire, non seulement les liens de fraternité qui ont conduits des Africains à combattre et mourir pour la France, mais aussi à exercer les plus hautes fonctions politiques, à donner à la langue française certaines de ses plus belles pages de littérature, mais aussi à venir s'établir en masse dans l'ex métropole jusqu'à constituer une partie importante de la jeunesse française d'aujourd'hui.

De tout cela et tant d'autres belles choses, il est absurde de vouloir faire table rase. Et de telles attaques à l'égard de Macron témoignent de la part de leurs auteurs d'un rapport amnésique à la réalité et à l'histoire. Emmanuel Macron a bien fait d'être plus détendu et familier avec le président burkinabé. Du moins si cette proximité annonce une conception sincère de la fraternité franco-africaine, et que sa politique en démontre dans l'avenir la réalité et la profondeur. A défaut, ses détracteurs auront finalement eu raison de n'y voir que comédie et, pire, que mépris.

Pour l'heure, RHEA, qui n'est pas soupçonnable de "macronolâtrie", se réjouit que dans le discours de Saint-Louis du Sénégal, le président français, aux côtés de son homologue sénégalais Macky Sall, ait enfin mis l'éducation au coeur de l'action de la France en Afrique. Depuis de nombreuses années, en effet, l'éducation était la grande absente des débats sur l'Afrique, l'Etat français se bornant essentiellement à s'intéresser à la scolarisation des élites africaines dans les établissements de la mission française (AEFE), sans se soucier le moins du monde du petit peuple. Ce projet pour l'éducation annoncé par Macron et Sall présentant de sérieuses analogies avec le programme de RHEA, nous ne pouvons qu'approuver cette nouvelle orientation, tout en attendant de voir ses réalisations concrètes. Car les belles paroles, nous ne le dirons jamais assez, ne sauraient seules suffire, pas plus que les millions d'euros si ceux-ci sont finalement mal employés ou, pire encore, détournés, comme ce fut souvent le cas par le passé.

Une réserve enfin : Emmanuel Macron parle d'introduire les nouvelles technologies et des innovations pédagogiques dans l'enseignement  en Afrique. Ceci nous semble relever de la démagogie et être contre-productif. En effet, compte tenu de l'ampleur de la tâche, RHEA estime que les technologies sont un luxe nuisible car coûteux, tandis que la priorité doit être donnée à la rémunération digne des enseignants ainsi qu'au matériel nécessaire à l'instruction des enfants : cahiers, stylos, livres, et bien sûr salles de classe dignes de ce nom. La remarque vaut également pour la France, où l'importance des enseignements fondamentaux (savoir lire, écrire, compter) mais aussi de la discipline, condition de tout apprentissage efficace, ont été négligés, voire abandonnés, depuis des lustres au profit de fantaisies "pédagogistes" aux effets désastreux.

Enfin, puisque Emmanuel Macron semble suivre les préconisations du programme de RHEA, nous ne saurions trop l'inviter à adopter cette autre préconisation fondamentale : l'assujettissement politique de la BCE, en vue de débloquer des centaines de milliards d'euros de crédit en faveur de l'éducation, de la santé et des infrastructures en Afrique, mais aussi en Europe.