samedi 28 novembre 2015

RHEA prône la création d'un Ministère des Religions, distingue religion et folklore, et appelle à une reprise en main des zones de non-droit.


Communiqué


RHEA estime que les attentats de Paris illustrent tragiquement l'adage : "à quelque chose, malheur est bon". Si les attentats s'étaient produits dans dix ou vingt ans, l'hypocrisie et la lâcheté qui prévalent dans la classe politique et sa superstructure médiatique auraient pu continuer de se donner libre cours, sans entraves, jusqu'à provoquer des dégâts irréparables et réduire à néant tout espoir de rétablir la situation. Or, quoique extrêmement dégradée, la situation actuelle laisse encore d'importantes marges de manoeuvre aux pouvoirs publics.

RHEA constate que les attentats de Paris sont nés, pour s'en tenir aux facteurs nationaux, de la rencontre de trois phénomènes distincts : d'une part l'obscurantisme islamiste ; d'autre part la délinquance, la criminalité et l'inversion des valeurs qui sévissent dans nombre de banlieues et cités populaires, qui constituent plusieurs centaines de "zones de non-droit" aux quatre coins de France ; enfin le communautarisme, c'est-à-dire le sentiment d'appartenance à une communauté ethnique, religieuse ou culturelle vécue comme extra-française, non-française voire anti-française, qui bat en brèche le sentiment d'appartenance à la France et à son peuple, et se nourrit de cet étiolement, en empêchant les uns et les autres de se retrouver ensemble dans le folklore traditionnel de la France et de faire société.

Il convient donc de traiter ces trois sujets :



1/ Religion

RHEA prône la révision de la loi de 1905. L'indépendance de l'Etat vis-à-vis des Eglises ne saurait impliquer ni justifier l'indépendance des Eglises vis-à-vis de l'Etat.

RHEA constate que l'islam, deuxième religion de France par le nombre de ses fidèles, continue de pâtir d'un statut inégal par rapport au christianisme et au judaïsme. Toutes les religions et leurs lieux de cultes doivent être également contrôlés par l'Etat et financés par lui. Il en va de même pour les ministres du culte (prêtres, imams, rabbins, pasteurs, etc.), qui doivent bénéficier d'un statut de fonctionnaire et être nommés et, au besoin, démis de leurs fonctions par l'Etat. En somme, RHEA préconise la révision et l'extension à toute la France du concordat actuellement en vigueur en Alsace-Moselle.

A cet effet, RHEA prône la mise en place, dans les plus brefs délais, d'un Ministère des Religions. Seul un agrément délivré par ce ministère permettra aux ministres du cultes des différentes religions reconnues d'exercer leur office. Toute personne s'érigeant en ministre du culte hors de ce cadre est passible d'une peine pouvant aller jusqu'à dix années d'emprisonnement.

Le Ministère des Religions doit également veiller à la formation, dans une logique oecuménique et sous l'égide des Lumières, des ministres du culte de toutes les religions. A cette fin, des Unités de Formation seront créées au sein des universités, afin d'assurer la sécularisation des futurs ministres du culte en France. 

2/ Folklore

RHEA dénonce une conception dévoyée de la laïcité qui s'affirme ces dernières années, consistant à confondre folklore traditionnel de la France et religions. S'il est clair que le religieux n'a pas sa place dans l'espace public qui est laïc, le folklore traditionnel ne saurait y être interdit sous prétexte de laïcité.

En effet, on ne saurait confondre d'une part les différentes religions, phénomènes au contenu idéologique fort et potentiellement explosifs puisqu'ils tendent à fragmenter la société en communautés distinctes, et d'autre part le folklore traditionnel des différentes régions de France, outre-mer compris, dont le caractère culturel et festif a vocation à rassembler tous les citoyens quelle que soit leur origine et leur religion.

Par conséquent, RHEA estime que les maires qui le souhaitent peuvent parfaitement installer, au titre du folklore traditionnel, des crèches de Noël dans le hall des mairies, de même que dans les cantines le poisson peut être au menu le vendredi, tandis que doivent être proscrits des halls des mairies toute manifestation de religiosité, quelle qu'elle soit, de même que toute revendication alimentaire à caractère religieux doit être strictement refusée dans les cantines.

RHEA ajoute qu'elle trouve de très mauvais aloi, alors que l'obscurantisme islamiste procède à une offensive sans précédent en France et cherche à s'imposer dans l'espace public, de répondre en s'attaquant au folklore traditionnel de la France, sous prétexte que celui-ci est le plus souvent d'origine chrétienne, alors même que ce folklore constitue une partie du socle commun qui permet de faire société, ce que veulent précisément détruire les communautaristes et autres obscurantistes. 

RHEA condamne par conséquent l'initiative de François Baroin et de l'AMF qui, sous prétexte de laïcité, entendent proscrire les crèches de Noël dans les mairies, en attendant d'interdire les sapins de Noël sur les places et les guirlandes lumineuses dans les rues pendant les fêtes. 

3/ Zones de non-droit 

RHEA estime que doivent cesser immédiatement d'exister et de se développer en France, comme c'est le cas depuis de nombreuses années, des quartiers entiers érigés en zones de non-droits, où la police marche en permanence sur des oeufs ou, plus simplement, n'entre plus.

Si la France veux échapper à la guerre civile qui pourrait bien avoir déjà commencé, il faut de toute urgence rétablir l'ordre républicain dans ces zones, en y déployant des effectifs de police et de gendarmerie. Si la situation devait le justifier sur le terrain, le recours aux forces armées sera également une possibilité.

A cette fin, le président de la République doit s'adresser solennellement à la nation, en annonçant que tout outrage aux forces de l'ordre et aux représentants de l'Etat, notamment en cas de contrôle d'identité ou de perquisition, sera dorénavant systématiquement sanctionné, outre par des poursuites au titre de l'article 433-5 du code pénal, par d'une amende automatique d'un montant de 1500 euros. 

Bien entendu, l'une des missions des forces de l'ordre sera de rechercher systématiquement les armes dont chacun sait qu'elles circulent par milliers et constituent de véritables arsenaux dans les "cités". 

Enfin, comme elle l'a déjà noté dans un précédent communiqué, RHEA estime que la dégradation des conditions de détention, s'ajoutant à l'angélisme judiciaire, est en grande partie responsable de la hausse de la délinquance et de la criminalité, la prison ne jouant plus le rôle dissuasif qu'elle jouait traditionnellement. Dans ce domaines, de sérieuses mesures s'imposent. A ce sujet, voir notre communiqué du 5 novembre.


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