Communiqué
L’affaire des « listes », réelles ou supposées, d’écoliers musulmans établies par la mairie de Béziers, a suscité des réactions indignées de la part des représentants de l’UMPS et de plusieurs associations soi-disant « antiracistes ».
RHEA s’étonne que l’établissement de listes en fonction de critères religieux ou ethniques révulse à ce point des partis politiques, en particulier le PS et l’UMP, ainsi que des associations, qui n’ont jamais dénoncé le largage des territoires d’Afrique de la France, en particulier celui de l’Algérie, alors que ce largage fut accompli au gré de critères notamment ethniques et religieux.
RHEA rappelle qu’entre 1958 et 1962, le gouvernement de Charles de Gaulle, bénéficiant sur ce point de l’appui d’une grande partie de l’UNR (ancêtre de l’UMP), de la SFIO (ancêtre du PS), du MRP (ancêtre de l’UDI et du MODEM) et du PCF, organisa la séparation institutionnelle des territoires africains et de la métropole française, au nom de considérations notamment raciales et religieuses.
RHEA souligne que cette séparation de la métropole et de son outre-mer africain fut accomplie en violation des engagements solennels pris par Charles de Gaulle en 1958 pour justifier le coup d’Etat qui lui permit de revenir pouvoir puis de fonder la Ve République.
RHEA précise que dans l’esprit de Charles de Gaulle, la séparation franco-africaine, prétendument accomplie au nom du droit à l’« indépendance » des populations d’Afrique, visait en réalité, outre leur mise au ban de la République au gré de critères raciaux, religieux et civilisationnels, leur assujettissement néocolonialiste.
RHEA insiste sur le fait que les pseudo-indépendances africaines, bien qu’accomplie sous couvert de « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », furent rendues possible par la violation systématique de la démocratie et de la Constitution qui en garantit en principe l’exercice, comme le démontrent, entre autres, l’Affaire gabonaise et l’effarante Loi 60-525.
RHEA rappelle enfin qu’au cours des mois qui suivirent l’indépendance algérienne (proclamée le 5 juillet 1962), des dizaines de milliers d’habitants d’Algérie furent sciemment livrés au supplice et à la mort par le gouvernement dirigé par Charles de Gaulle. Celui-ci refusa en effet leur rapatriement en métropole au seul motif que ces hommes et ces femmes étaient « arabes » et « musulmans », et qu’ils avaient commis le « crime » de vouloir rester français alors qu’ils n’étaient pas, selon les mots du Général, « de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne ».
RHEA dénonce l’incohérence du PS et de l’UMP, qui se prétendent horrifiés par l’établissement de « listes » ethnico-religieuses, réelles ou supposées, mais couvrent par leur silence les crimes, bien réels ceux-là, commis au nom de considérations ethnico-religieuses par Charles de Gaulle, personnage que les mêmes PS et UMP n’ont de cesse d’encenser, sans la moindre restriction, en toute occasion.
RHEA exige que l’UMPS mette un terme à cette insupportable tartufferie, en dénonçant enfin les trahisons et les crimes dont Charles de Gaulle et ses alliés objectifs se sont rendus coupables voilà cinquante ans à l’égard des populations de l’outre-mer africain et de la France.
RHEA souligne que ces crimes fondateurs de la Ve République, parce qu’ils n’ont jamais été dénoncés comme tels jusqu’à présent, minent le pays en profondeur et contribuent à saper son unité en dressant les Français les uns contre les autres. RHEA proclame qu’il est urgent, par conséquent, que l’UMPS et ses alliés cessent d’entretenir cyniquement ces mensonges, et s’avisent enfin de les dénoncer.
RHEA souligne que ces crimes fondateurs de la Ve République, parce qu’ils n’ont jamais été dénoncés comme tels jusqu’à présent, minent le pays en profondeur et contribuent à saper son unité en dressant les Français les uns contre les autres. RHEA proclame qu’il est urgent, par conséquent, que l’UMPS et ses alliés cessent d’entretenir cyniquement ces mensonges, et s’avisent enfin de les dénoncer.
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