Communiqué
RHEA rappelle qu’il y a encore quelques décennies, le système éducatif français était considéré comme l’un des meilleurs du monde. RHEA déplore que tel ne soit plus le cas, et s’interroge sur le rôle qu’ont joué les innombrables réformes successives dans cette dégradation.
RHEA considère la réforme portée par la ministre Najat Vallaud-Belkacem et le gouvernement Valls-Hollande comme un fatras de démagogie, de laxisme, de nivellement par le bas, d’attaques en règle contre les humanités classiques et de tartufferie très contemporaine. RHEA dénonce cette réforme comme un énième coup porté contre l’Education nationale, poursuivant l’œuvre de démolition entreprise depuis des lustres, tant sous la Gauche que sous la Droite.
RHEA estime que l’une des principales raisons du naufrage du système éducatif français tient au relâchement de la discipline et du respect dû aux professeurs et aux équipes enseignantes, de la part de trop d’élèves et de parents d’élèves.
1/ Discipline et respect des personnels enseignants
Par conséquent, pour sortir de la déliquescence actuelle du système éducatif français, RHEA prône la réinstauration d’une discipline rigoureuse appliquée aux élèves, dans tous les établissements scolaires (écoles maternelles, primaires, collèges et lycées).
Concernant l’école primaire, le collège et le lycée, RHEA estime que chaque professeur doit avoir la possibilité de sanctionner par des heures de colle les mauvais comportements, et que ces heures de colle doivent être systématiquement effectuées le mercredi ou le samedi après-midi sous le contrôle de surveillants. De même, le professeur doit avoir, à tout moment, la possibilité d’exclure un ou plusieurs élèves de cours, ceux-ci étant alors accueillis en salle de permanence sous le contrôle sévère de surveillants. Ces derniers, en liaison avec le Surveillant Général et le Conseiller d’Education, sont fondés à donner, comme les professeurs, des heures de colle aux élèves perturbateurs et à les renvoyer vers un conseil de discipline susceptible de prononcer une exclusion ou un changement d’établissement.
RHEA entend interdire le tutoiement dans le cadre scolaire, et rendre obligatoire l’usage du vouvoiement des élèves au professeur, quel que soit l’âge des élèves.
RHEA entend réaffirmer, outre l’autorité, l’indépendance complète des professeurs, des équipes pédagogiques et des directeurs d’établissements à l’égard des parents, des associations et des syndicats de parents d’élèves. Les parents d’élèves, à titre individuel ou collectif, ne sauraient avoir qu’un rôle consultatif.
RHEA entend affirmer l’obligation légale, pour tout parent, de se rendre à une convocation individuelle du professeur ou du chef d’établissement. A défaut, le contrevenant est rappelé à la loi et s’expose, en cas de récidive, à une amende de 1ère classe. Toute nouvelle récidive est sanctionnée par une amende de 2ème classe, dont le montant double à chaque nouvelle récidive. A partir de la deuxième récidive, l’amende est payable au commissariat de police.
RHEA estime qu’en plus de ces dispositions touchant à la discipline, plusieurs mesures pédagogiques doivent être prises, notamment dans le sens d’une restauration des humanités classiques, dont l'abandon est l'une des autres grandes causes de l'abaissement du système éducatif français.
2/ Mesures pédagogiques
RHEA prône l’initiation des élèves à la lecture dès la première année de maternelle (élèves âgés de 3 à 4 ans), avec pour objectif, en première année, la maîtrise de deux consonnes (B et T), de deux voyelles (I et O) et de leurs combinaisons (BIBI, TOTO, etc.).
RHEA entend instaurer l’initiation à la langue allemande, notamment par l’apprentissage de chansons, dès la première année de maternelle, en vue de son enseignement jusqu'en CM2 (cf. notre communiqué du 5 mai).
RHEA entend imposer l’enseignement du latin et du grec de la 6e et à la 3e, à raison d’une heure par semaine pour chacune de ces deux langues, plus deux heures supplémentaires en option pour chacune de ces deux langues. En 6e et en 5e, les cours obligatoires de latin et de grec (une heure par semaine et par matière) seront principalement articulés autour de l’étymologie, des locutions, d’un bref aperçu des déclinaisons, et de l’étude des civilisations latine et grecque. L’étude de la grammaire sera réservée aux cours d’option (deux heures supplémentaires par semaine et par matière).
RHEA prône, de la 6ème à la 3ème, l’instauration de 3 heures d’enseignement artistique par semaine : 1h30 d’arts plastiques et 1h30 de musique, ces deux matières devant comprendre une initiation à l’histoire de l’art (une demi-heure par semaine et par matière).
Concernant l’enseignement de l’Histoire au collège, RHEA entend réinstaurer le programme des années 1980. Où l’on découvrira, par exemple, qu’en classe de 5e, l’enseignement de la civilisation musulmane médiévale (empire arabe) était déjà, à juste titre, inscrit au programme il y a plus de trente ans, contrairement à ce que laissent accroire les Tartuffes.
En Français, du CP à la 1ère, RHEA prône l’étude exclusive d’ouvrages (poésie, romans, théâtre, essais) classiques français et franco-africains (du Roman de Renard à Amadou Hampâté Bâ en passant par Montaigne, Racine, Diderot, Voltaire, Rousseau, Laclos, Hugo, Dumas, Baudelaire, Rimbaud, Aragon, Prévert, Saint-Exupéry, Senghor, Vian, Ouologuem, Modiano, etc.).
3/ Rémunération des enseignants
RHEA rappelle que les enseignants français sont victimes d’un quasi gel de leur rémunération et d’une forte érosion de leur pouvoir d’achat, et ce depuis de très nombreuses années, sous les gouvernements de Droite comme de Gauche. De ce fait, les enseignants français comptent, à l’heure actuelle, parmi les plus mal rémunérés d’Europe. Cet état de fait nuit nécessairement à la qualité du recrutement des enseignants, recrutement déjà affecté par des conditions de travail difficile et sans cesse dégradées en particulier dans les établissements situés en zones sensibles, établissements auxquels sont promis de nombreux professeurs en début de carrière.
RHEA estime que les salaires des professeurs de collège et de lycée, certifiés comme agrégés, doit être immédiatement revalorisés de 20%.
RHEA estime que les salaires des professeurs de écoles (instituteurs) doivent être alignés sur ceux des professeurs certifiés.
RHEA dénonce comme inacceptable, voire scandaleux, le statut de vacataire de l’éducation nationale, qui doit être définitivement supprimé. Tout vacataire de l'éducation nationale doit bénéficier du statut de contractuel et être rémunéré au moins 20% au-dessus du SMIC.
RHEA estime que l’application de ces mesures de discipline, de pédagogie et de rémunération relève du simple bon sens, et que leur non-application est à l'origine d'une grande partie des problèmes que rencontre l'éducation nationale. Leur application stricte permettra, rapidement, d'en résoudre beaucoup.
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