Communiqué
RHEA constate qu'à l'occasion du second tour des élections départementales, la stratégie de l'UMPS a parfaitement fonctionné : cet attelage a pu se partager la totalité des départements, tandis que le FN n'est parvenu à s'emparer d'aucun département.
RHEA souligne que la stratégie de l'UMPS a permis au PS, pourtant largement discrédité par la politique de François Hollande et de Manuel Valls, de conserver près d'un tiers des départements. Ce résultat, contrairement à ce qu'a pu en dire la presse, loin d'être une cinglante défaite pour le PS, est un très beau résultat au regard du contexte.
RHEA observe que la stratégie de second tour du FN a été contreproductive. A l'issue du premier tour, dans les cantons où il était devancé par l'UMP et où le PS était en position de se maintenir, le FN aurait dû se retirer et appeler ses électeurs à faire barrage au PS, et ce pour au moins trois raisons.
D'abord, cette stratégie aurait probablement permis de déposséder le PS de la quasi totalité de ses départements, meilleur moyen d'obliger le gouvernement à un changement de politique.
D'autre part, L'UMP se serait ainsi emparé de la quasi totalité des départements, ce qui aurait mis en évidence l'absurdité du mode de scrutin en vigueur, RHEA préconisant, pour sa part, le scrutin proportionnel à deux tours, seul à même de représenter au mieux l'ensemble des sensibilités du corps électoral.
Enfin, la stratégie d'alliance UMPS, au lieu de profiter aux deux membres du tandem, se serait retournée, pour une fois, contre l'un d'entre eux. Or le FN, en maintenant systématiquement ses candidats, a permis au PS de conserver un tiers des départements, tandis que l'UMP s'emparait des deux autres tiers. Cette attitude du FN a surtout eu pour effet d'épargner un naufrage électoral au gouvernement, qui peut ainsi poursuivre dans la voie de sa politique désastreuse.
RHEA estime que le FN a appliqué une stratégie égoïste, privilégiant son image de parti soi-disant alternatif, en se posant en martyr de l'UMPS, au détriment des intérêts supérieurs du pays.
RHEA observe, en outre, que le FN, érigé en repoussoir, permet aux directions des petits partis (PCF, PG, EELV) de justifier auprès de leurs militants des alliances contre-nature avec le pouvoir en place. Ces alliances nuisent au pluralisme et à l'exercice de la démocratie, en réduisant ces partis à de minuscules supplétifs de l'UMPS.
RHEA souligne, comme elle l'avait pressenti à l'issue du premier tour des élections départementales, que la stratégie du « Ni-Ni » de Nicolas Sarkozy n'était qu'une gesticulation destinée à masquer la réalité patente de l'UMPS. A telle enseigne que dans de nombreux cantons, des candidats UMP ont appelé à voter PS contre le FN, sans s'exposer à la moindre sanction de la part d'une direction de l'UMP qu'on peut dès lors soupçonner de duplicité.
RHEA déplore que le pays continue de s'enferrer dans le piège "UMPSFN". Ce piège a permis jusqu'à présent au Système de survivre à la révolte croissante du peuple français et de poursuivre sur le chemin d'une politique insensée. Cette configuration délétère justifie, plus que jamais, la création de RHEA et sa lutte en vue de créer une véritable alternative, progressiste et dynamique, pour la France.
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