mercredi 24 juin 2015

Ecoutes de la NSA : RHEA s'amuse du concert (feint) d'indignations et dénonce les liens étroits qui unissent les "élites" françaises et le pouvoir états-unien.



Communiqué



RHEA sourit de la énième annonce d'écoutes états-uniennes, et s'amuse des réactions indignées que cette annonce suscite dans la classe politique française.

RHEA rappelle que les réseaux d'influence états-uniens quadrillent les milieux du pouvoir français (politique, industrie, information), notamment par le biais de la "French-American Foundation" (FAF). Cette structure est étroitement liée à la CIA, à telle enseigne que, comme l'a relevé le journaliste Benjamin Dormann, l'un des anciens directeur de la FAF, John Negroponte (1997-2001), est de longue date un membre éminent de la diplomatie et des services secrets US, au point d'avoir été nommé premier DNI, Directeur national du renseignement des Etats-Unis, sous la présidence de George W. Bush, en 2005.

RHEA précise que la "French-American Foudation" a pour fonction de sélectionner les "Young Leaders", qu'on retrouve systématiquement placés à des postes-clef, tant au PS que chez "Les Républicains". Ainsi, François Hollande est "Young Leader" (promotion 1996), tout comme Emmanuel Macron, Najat Vallaud-Belkacem, Marisol Touraine, Pierre Moscovici, Fleur Pellerin ou encore Bruno Le Roux, pour ne citer que quelques exemples socialistes.



Côté "Républicains", si Nicolas Sarkozy n'est pas lui-même "Young Leader", il a pris soin d'en nommer deux comme numéros 2 et 3 du parti qu'il dirige : Nathalie Kosciusko-Morizet (Vice-Présidente) et Laurent Wauquiez (Secrétaire Général). Quant à Alain Juppé, qui prétend à l'investiture des Républicains pour l'élection présidentielle 2017 et qui bénéficie du soutien manifeste d'une grande partie de la presse française, il est lui aussi un "Young Leader".

RHEA ajoute qu'en matière de collusions et d'inféodations françaises à l'égard des Etats-Unis, les Young Leaders ne sont, bien entendu, qu'un élément parmi d'autres, et la partie émergée de l'iceberg (voir, par exemple, "l'Institut Aspen").

Cette pénétration des sphères de pouvoir françaises par les réseaux US permet de comprendre pourquoi la politique française est, depuis de nombreuses années, alignée sur Washington. Tant par sa soumission, en matière économique, au dogme ultra-libéral, qu'en matière diplomatique, comme l'ont illustré, par exemple, la désastreuse affaire libyenne sous le règne de Nicolas Sarkozy, aussi bien que la catastrophique ligne anti-Russe suivie servilement par François Hollande.

RHEA rappelle que l'Etat US ne se contente pas de menacer l'indépendance et la sécurité de la France en espionnant le gouvernement français : l'Etat US, bénéficie des informations que lui livrent les géants du Web : Google, Amazon, Facebook, Yahoo, etc... qui, s'ajoutant aux "grandes oreilles" de la NSA, lui permettent s'espionner jusque dans leur vie privée l'ensemble des Français, sans que le gouvernement français semble en prendre ombrage.

RHEA garde en mémoire que tous ces faits d'espionnage nous avaient déjà été dévoilés par Edward Snowden. Or le gouvernement de François Hollande a non seulement refusé tout droit d'asile à Edward Snowden, mais il a même participé à sa traque, aux ordres de Washington, lors de la lamentable affaire Morales.

RHEA souligne que jusqu'à présent, aucun grand projet n'a été mis en place pour prémunir la France et l'Europe des agressions de Washington et construire des plate-formes alternatives européennes. 

Ainsi, RHEA n'oublie pas que depuis 2011, la société française Thales a mis au point un téléphone ultra-sécurisé en partenariat avec la DGA (Direction Général de l'Armement). Or ce téléphone, baptisé "Teorem", est boudé par les membres des gouvernements et de la présidence, sous Nicolas Sarkozy comme sous François Hollande, sous prétexte que le téléphone est trop lent, pas esthétique, et ne dispose pas de répertoire !

Comme la plupart des observateurs, RHEA sait que les réactions indignées des politiciens français (dont certains Young Leaders...) aux annonces des écoutes de la NSA ne sont que des gesticulations et ne seront, comme par le passé, suivies d'aucun effet réel.

RHEA ironise sur ces indignations feintes de la classe politique française et appelle à la mansuétude à l'égard du maître état-unien qui, somme toute, ne fait qu'appliquer à son valet français le célèbre adage : "La confiance n'exclut pas le contrôle".​


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